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On peut parler métier, mais pour le reste, je suis à la lettre une vieille recette de star : je n'explique rien, vous devinez tout et j'entretiens le mystère. J'évite de me dévoiler totalement. Je préfère un demi-mot à une longue phrase |
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Je me méfie d'une certaine nature humaine. Plus que tout, je redoute la trahison. Mais la méfiance n'exclut pas le don de soi. Peut être m'a-t-on beaucoup trahie. Je ne sais pas. Ou plus |
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Je n'ai quasiment pas de souvenirs d'enfance, mais aujourd'hui, cette occultation n'est plus douloureuse. Je ne jette pas la pierre à mes parents, mais j'étais en manque affectif. On ne guérit pas les blessures de sa jeunesse, on peut seulement pardonner. Les émotions restent entières |
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Si l'espoir fait vivre, comme on dit, pour se rassurer, je sais qu'il n'y a pas d'espoir. Alors, et même s'il n'y a rien, les plus pessimistes se fabriquent quelque chose |
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Je ne passe pas une journée sans penser à la mort |
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Tout est important pour moi. Aussi bien l'apparence physique que le verbe. Maintenant, suis-je obsédée par ma ligne, par mon corps ? Absolument pas... Je ne fais du sport que quand je monte sur scène ! Ma couleur naturelle est chatain. C'était fade. Je suis devenur rousse quand j'ai commencé à chanter. J'ai d'ailleurs une peau de rousse. Il y a eu une erreur de la nature, j'aurais dû naître rousse |
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Je crois que je préfère même les fins tragiques. Si un jour on m'oublie, je crois que je disparaîtrai |
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Mon drame, c'est celui d'Hamlet, mais lui n'avait pas la chance d'enregistrer des disques |
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Je ne fais rien à la légère depuis mes débuts dans ce milieu. Je ne tiens surtout pas à être une passade, une nova, cette étoile qui brille toujours plus fort pour annoncer sa fin Etre désenchanté est pire qu'être perdu |
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Il ne faut pas faire de vivisection de l'artiste. Je n'ai pas à ouvrir mon ventre |
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L'univers de la folie ne cesse de me fasciner |
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Pour justifier son existence ici et pour pouvoir l'apprécier, on a envie d'imaginer que la vie ne s'arrête pas une fois que la mort apparaît |
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Je ne m'aime pas beaucoup... Je ressemble à une peinture inachevée. Il me manque quelque chose. Dans quelques années, j'aurais peur de vieillir... Je ne me supporte pas. Je me regarde peu, je ne vois jamais mes clips. C'est très douloureux |
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L'anamorphose : un grand angle. Pour moi, ce mot signifie a la fois une perception plus large du monde et un moyen de rassembler toutes ses impressions, toutes ses sensations, en une seule image |
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Les personnes méchantes, vindicatives, il y en a et j'en rencontre encore aujourd'hui. En général, j'essaie d'avoir la réaction contraire à ces instincts premiers. A savoir que je préfère répondre à l'arrogance par la gentillesse. C'est moins douloureux |
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J'aime qu'on me reconnaisse, j'aime l'idée d'avoir accompli ce petit bout de chemin... Mais c'est pesant. Quand j'ai besoin d'anonymat, je vais à l'étranger. Je pourrai vivre à New York, je m'y sens bien. Sans me soucier de savoir si je suis jolie ou si je marche droit, je peux y marcher dans la rue, entrer dans un café, des choses toutes bêtes |
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On ne s'improvise pas, je crois aux vertus du travail, de la persévérance et de la chance |
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Avant d'être connue, j'avais toujours l'impression que les gens parlaient de moi dans mon dos, qu'ils se moquaient. Et je prenais toutes les réflexions à mon compte, même lorsqu'elles ne m'étaient pas adressées. Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup changé et j'ai du mal à me promener dans la rue... Je vis comme une recluse. Parfois, j'ai le sentiment d'être enterrée vivante. Mais il y a des choses plus douloureuses dans la vie |
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Rencontrer les médias m'est toujours un exercice difficile. Et puis, la télévision est de plus en plus anecdotique et inintéressante. Je n'ai pas la prétention de me croire au-dessus de cela, mais si je vais à une émission, je veux y trouver mon intérêt |
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Le jour ou je déciderai de faire de la scène, de donner rendez vous aux gens qui m'aiment, il se passera forcément quelque chose d'important pour le public et pour moi (1998) |
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Ma première tournée a été la grande révélation de ma vie. Pour la première fois, j'ai eu confiance en moi. Et cette confiance, c'est le public qui me l'a donnée... L'examen de passage a été réussi |
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Une nuit qui n'agite rien, c'est une nuit pour rien ! |
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J'aime certains excès comme j'aime la démesure. Je me méfie de la destruction et de l'irrespect de soi, mais revendique le droit à la frénésie |
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Je ne crois pas que le succès rende heureuse. Après mon premier Bercy, j'ai vécu au moins quatre mois de dépression, cette envie de ne plus bouger, cette incapacité à communiquer |
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Laurent est comme mon jumeau. Ses fantasmes sont les miens et vice-versa. Le danger dans cette relation ou nous sommes si semblables, c'est la destruction |
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Avoir une passion dans la vie, c'est un moteur qui est fondamental pour vivre |
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Il m'arrive d'avoir le feu dans les veines. De temps en temps, je suis le diable |
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Je vais ce soir emprunter quelques mots de Barbara et pour le public, je voudrais lui dire, que ma plus belle histoire d'amour, c'est vous. |
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La sérénité, je ne l'ai pas atteinte. J'ai encore trop de chaînons manquants et je crains que le doute soit mon éternel compagnon de route |
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L'idée que des personnes n'aiment pas ce que je fais, ne m'aiment pas, est tout a fait normale... et puis, dans le fond, tant mieux, il faut avoir des ennemis. Il faut soigne ses ennemis |
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Ma manière d'évoquer la joie n'est peut-être pas décodable. J'ai en moi de l'humour plus que de la joie |
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Je ne crois pas que le succès rende heureuse. Après mon premier Bercy, j'ai vécu au moins quatre mois de dépression, cette envie de ne plus bouger, cette incapacité à communiquer |
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Il m'est difficile de trouver le mot juste. Je ne suis pas portée sur les confessions. Je ne me livre pas, parce que je ne sais pas. Je ne peux pas parler de moi. C'est douloureux. On peut en mourir |
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Dans un paysage détruit, je vous toute la beauté du monde. Alors que quelqu'un d'autre dira qu'il la voit dans un arbre qui fleurit. Moi, définitivement, je prefere l'arbre calciné. Pourquoi ? Je ne sais pas |
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Je ne me sens bien que dans le froid... mon aversion pour la saison chaude s'est un peu estompée depuis que j'ai vécu en Californie |
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C'est avec l'écriture que j'ai ouvert les vannes à toutes mes émotions, mes troubles. C'était vital... Tout se fait et se défait inexorablement |
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J'ai toujours aimé l'idée d'exister dans le regard de l'autre |
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Je crois que je me sentirais mal dans toutes les époques. Mais, tout compte fait, c'est au XIXe siècle que j'aurais aimé vivre, ne me demandez pas pourquoi |
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Je pense que j'étais malade de mon enfance. Jusqu'a l'age de 10 ans, c'est le noir total dans mes souvenirs. Un gouffre. Je ne jette pas la pierre a mes parents mais j'étais en manque affectif |
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Qu'il s'agisse de lecture ou de peinture, je me dirige spontanément vers des oeuvres sombres. Cioran, Baudelaire, Julien Green, Edgar Allan Poe, Egon Schiele... J'y trouve un dialogue, une famille |
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Paris, c'était le noir. J'avais envie de voir la lumière. Je n'exclue pas l'idée que je suis partie pour me reconstruire |
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Le paradoxe, la dualité font partie font partie de mes journées. Il y a la personne extrêmement introvertie, discrète, qui affectionne le silence et l'absence. Puis il y a l'autre, qui aime La lumière et doit se battre pour cette lumière. C'est un combat dans toute sa puissance |
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Je ne fais pas ce métier pour provoquer, mais parfois certaines provocations sont synonymes de liberté |
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Je ne fais pas partie de celles que l'on aime mais de celles dont on se souvient |
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Je me méfie d'une certaine nature humaine. Plus que tout, je redoute la trahison. Mais la méfiance n'exclut pas le don de soi. Peut-être m'a-t-on beaucoup trahie. Je ne sais pas. Ou plus. Je n'ai aucun souvenir de mon enfance et mon adolescence et en train de s'effacer |
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Il n'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur |
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J'ai toujours été mon pire ennemi. Je fuis les miroirs. Le doute et mes névroses m'ont longtemps empechée d'affronter la vie |
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L'argent me donne une formidable liberté mais ce n'est pas une fin en soi |
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Je ne me suis jamais fait miroiter une carrière d'actrice et je continue a recevoir des scénarios |
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Je suis contre la censure... Tout ce qui est tiède m'ennuie... Je vais au bout de mes désirs |
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Quand j'étais petite, beaucoup de gens me prenaient pour un garçon et je dois avouer que j'aimais ça. Il y a toute une période de ma vie où j'aurais voulu être sans sexe |
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Il ne faut pas prendre tout ce que l'on raconte dans une chanson. Il y a des choses qu'on dit, qu'on fait à un certain moment de sa vie, pour une raison bien définie, mais qu'on serait incapable de refaire à une autre occasion |
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La sérénité, je ne l'ai pas atteinte. J'ai encore trop de chaînons manquants et je crains que le doute soit mon éternel compagnon de route |
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Ma manière d'évoquer la joie n'est peut-être pas décodable. J'ai en moi de l'humour plus que de la joie |
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