Mylène Farmer - Interview - L'officiel des loisirs - Juin 1996
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Interview par Emmanuel Khérad Interview réalisée après le premier concert du Tour 1996 à Toulon. J'ai simplement changé. Je préfère ce que je suis aujourd'hui. Durant mon absence, j'ai fait l'apprentissage de la vie. J'ai voyagé et beaucoup appris. Je souhaite à présent aller de l'avant, quitter le cocon dans lequel j'étais enfermée. J'ai envie d'aller vers l'autre. Je me sens plus légère. Comment vivez-vous le concert que vous donnez ? Pendant le concert, je connais une émotion forte. Je considère cela comme nécessaire à ma vie. Je communique avec le public par des regards. Il me reste toujours des visages en tête après. En sortant, je suis heureuse. Et puis, je trouve le spectacle très beau, il y a des choses que je souhaitais absolument comme l'évocation du blanc par exemple. Vous affichez une personnalité moins sombre qu'à l'époque de" Chloé" ou de "Jardin de Vienne". Vous avez tourné la page, vous avez évolué ? Je n'aime pas trop le terme "évoluer". J'ai changé et ce changement n'a pas été aussi brutal que vous pouvez le percevoir. J'essaye de ne plus m'envisager dans le futur, c'est un fardeau pour moi. Je vis dans l'instant présent. Que représente l'échec du film "Giorgino" pour vous ? "Giorgino" a été une période qui a certainement contribué à ce changement. L'apitoiement face à un échec ne fait pas partie de moi. C'est au contraire quelque chose qui me porte vers le haut. J'envisage toujours l'échec. L'échec permet d'avancer. Vous ne vous exprimez jamais sur des thèmes politiques ou sur des thèmes de société. Ce n'est pas votre rôle selon vous ? Je n'ai pas envie de délivrer des messages politiques, même si j'ai mon opinion: Je suis contre le racisme et pour la tolérance à tous les niveaux. |
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