Les fans sont largement
comblés après la découverte de l'album
Égrégore,
et c'est
probablement l'essentiel. Les chiffres de vente des premiers jours
le
confirment. À noter que sur Spotify, Égrégore
a
dépassé en moins de 4 jours les chiffres de
streaming
qu'avait atteints le précédent album studio, L'Emprise,
en
une semaine.
Une petite revue des premières critiques
déjà publiées dans les
médias reste néanmoins intéressante.
L'accueil de l'album Égrégore
est globalement très bon, même s'il est
un peu plus contrasté que celui
réservé à L'Emprise.
Nous essaierons de compléter et de mettre à jour
ce sujet si d'autres articles sont disponibles.
En bonus, trois
critiques détaillées de fans avec des avis assez
divergents.
Avis global
- « L'un des plus réussis de sa discographie, sur la dernière décennie. […] À écouter sans contrefaçon. » (Le Figaro)
- « Un disque teinté d'électro qui capte notre époque. » (Le Parisien)
- « Un 13e album sombre, poétique et actuel. » (Ouest-France)
- « Efficace, touchant et parfaitement en phase avec l'air du temps. » (La Dernière Heure)
- « De la danse à la mélancolie sans s'aventurer au-delà d'un souci d'efficacité. » (Le Monde)
- « Un album plus électro, mais toujours sensible et mystérieux. » (La Voix du Nord)
- « Œuvre mystique, teintée de mélancolie et d'ésotérisme. Entre nostalgie et modernité, la chanteuse offre un disque efficace qui devrait pleinement satisfaire les fans. » (Fnac)
- « Mylène Farmer livre un album plutôt en demi-teinte. Malgré quelques surprises reléguées en milieu de course, le reste du disque sonne sans grande prise de risques, avec des morceaux déjà entendus mille fois sur ses précédents opus. » (Volum)
- « Un album électro pas franchement saillant à première écoute. […] Un disque inégal. » (Télérama)
Classicisme
- « On retrouve totalement l'univers pop, onirique, poétique et planant de l'icône. » (Le Parisien)
- « Fidélité à un style, l'électro-pop, à sa thématique de prédilection, le romantisme littéraire et à son esthétique baroque. […] [On] aurait peut-être aimé un peu plus d'audace. » (Les Échos)
- « L'approche électro, voire techno, dans la majorité des chansons, donne un caractère presque spatial à Égrégore. Ce n'est pas la première fois que Mylène Farmer explore cet univers musical. Mais elle l'embrasse, encore et toujours, avec brio. » (Le Figaro)
- « L'artiste séduit davantage lorsqu'elle reste fidèle à elle-même. » (The Melting Pop)
- « Une artiste dont la fidélité à elle-même confine parfois à l'immobilisme. L'icône de la pop livre un disque qui regarde avant tout dans le rétroviseur. […] À force de vouloir retrouver son public là où il l'attend, Mylène Farmer semble avoir oublié de lui proposer un endroit où il ne serait encore jamais allé. » (RFI)
Du sang neuf
- « Égrégore marque un changement de direction musicale. » (Têtu)
- « Elle sait capter son époque. Et bien s'entourer. Elle propose des titres très produits, très habillés. » (Le Parisien)
- « La jeunesse de DJ Lewis, 29 ans, ne vient pas bouleverser l'univers sonore de la chanteuse […] Ses grooves servent sagement la dame. » (Le Monde)
La voix de Mylène
- « Des aigus cristallins […] Le timbre semble fuir la glauque réalité en s'élevant vers l'éther. » (Le Monde)
- « L'interprétation est un sans-faute. » (Le Figaro)
- « La voix toujours aussi cristalline de Mylène Farmer, qui instaure des ambiances différentes selon son interprétation et son ton. » (Fnac)
- « Les aigus cristallins s'envolent. » (Le Point)
La musique
- « Mylène Farmer offre à son public un voyage musical équilibré et digne de sa grandeur. […] L'approche électro, voire techno, dans la majorité des chansons, donne un caractère presque spatial à Égrégore. Ce n'est pas la première fois que Mylène Farmer explore cet univers musical. Mais elle l'embrasse, encore et toujours, avec brio. » (Le Figaro)
- « Une pop flamboyante. » (La Dernière Heure)
- « Des mélodies imparables et travaillées. » (Ouest-France)
- « On est séduit par la musique, des mélodies soignées et efficaces, avec beaucoup d'électro, au charme indéniable. » (Le Parisien)
Les textes
- « Le verbe est roi. […] Des textes puissants et tous écrits par ses soins. » (Le Figaro)
- « Plume en verve (C'est à qui le tour, Des lols et des quoi) mais pas toujours aussi riche en allitérations et doubles sens qu'elle le fut par le passé, l'éternelle désenchantée s'épanche plusieurs fois sur le constat d'un monde en vrac. » (Le Monde)
- « Des textes moins inspirés. […] Elle se fait l'écho d'un monde au bord du gouffre, dénonce une société moderne qui s'autocensure et ne sait plus parler correctement, mais garde tout de même l'espoir d'un avenir meilleur. » (Volum)
- « Un album traversé par les inquiétudes contemporaines. » (Têtu)
- « Ce disque est particulièrement sombre, c'est parce qu'il se veut un miroir de notre époque. Oui, le regard qu'elle porte sur le monde semble réellement désabusé. » (Les Échos)
- « Un univers sombre et poétique. » (Ouest-France)
- « Des textes parfois inégaux. » (The Melting Pop)
- « Les textes convoquent une humanité “qui n'a plus de sens” – dans un monde “sourd”, à “l'uniforme sombre”, qui “a perdu fantaisie”, chante-t-elle – sans être aussi efficace en figures de style qu'elle ne le fut par le passé. » (Le Point)
Les chansons
Pour les critiques de la presse, les titres qui ont leur faveur sont avant tout Sans amarres, mais également Recréer un jour, Confession, Plus d'écho et Reste la lumière.
C'est à qui le tour
- « D'emblée, on se laisse embarquer par C'est à qui le tour, très électro, qui rappelle dans son rythme et sa structure California. Ce single, à la rythmique efficace, lancinante, ligne de basse imposante et aigus planants. » (Le Parisien)
- « Les singles C'est à qui le tour et Des lols et des quoi, où Mylène se la joue “On ne peut plus rien dire”, ne brillent pas par leur originalité et sonnent comme du déjà entendu. » (Volum)
- « Une production électro-pop efficace mais sans grande surprise. » (RFI)
- « L'un des rares morceaux où la plume de l'ange roux retrouve ses contorsions d'antan. » (Télérama)
Des lols et des quoi
- « Le décrié Des lols et des quoi, qui s'écoute comme un véritable plaisir coupable. » (The Melting Pop)
Égrégore
- « On se fait embarquer sur Égrégore, à la structure rythmique riche, complexe. » (Le Parisien)
- « Un mid-tempo peu inspiré. » (Volum)
Combien pour la nuit
- « On est séduit par le rythme techno, proche de la dream trance, de Combien pour la nuit, avec DJ Snake, hyper dansant. Parfaitement efficace, avec le potentiel d'un tube, on y retrouve le côté sulfureux de Libertine. » (Le Parisien)
- « Combien pour la nuit, rythmé et puissant. » (Fnac)
- « On est surpris par DJ Snake et le très club Combien pour la nuit taillé pour les dancefloors et qui pourrait être le tube de l'album si les radios suivent. » (La Voix du Nord)
- « Un format eurodance aussi facile que tubesque. » (Le Monde)
- « Collab' répétitive avec DJ Snake qu'on aurait espérée plus efficace. » (Volum)
- « Combien pour la nuit, morceau taillé pour les clubs, tente de renouer avec une électro dansante et immédiatement accrocheuse. Mais derrière les sonorités eurodance et les clins d'œil à ses anciens succès, difficile de retrouver la fraîcheur qui faisait la force de Oui mais… non. » (RFI)
- « Seul hic, le morceau Combien pour la nuit avec DJ Snake est trop redondant. Son esprit dansant et enivrant le sauve. Le grand public en fera probablement le hit de cet album. » (Le Figaro)
- « Des sonorités eurodance vues et revues. » (Télérama)
Entendre ma voix
- « On s'ennuie un peu sur Entendre ma voix, lente ballade terne aux phrases qui se répètent inlassablement. » (Le Point)
- « Pureté elfique. » (Le Monde)
- « Le refrain d'Entendre ma voix, agréable ballade synthétique, reste en tête. […] L'un des deux meilleurs morceaux. » (Volum)
Reste la lumière
- « Efficacité mélodique. » (Le Monde)
- « Surprenant. Reste la lumière fleure bon les années 80 avec son ambiance funky. » (Volum)
- « Voix d'ange. » (Le Parisien)
- « La chanteuse offre aussi un brin de nostalgie en reprenant le gimmick de Libertine. “Je, je suis si fragile” devient alors “je, je suis étrange”. » (Le Figaro)
Sans amarres
- « Notre premier coup de cœur, c'est Sans amarres. Titre inattendu, très lent, ligne de chant haut perché et mélodie entêtante où l'interprète laisse entrevoir ses fêlures, sa vulnérabilité. » (Le Point)
- « Une ballade efficace. » (Fnac)
- « DJ Snake surprend dans une ballade, dont la texture fantomatique offre un cadre mystérieux à une mélancolie évoquant Michel Berger. » (Le Monde)
- « La grosse claque provient de Sans amarres […] un titre sombre, onirique et cinématographique qui aurait parfaitement trouvé sa place au milieu de L'Emprise. » (Volum)
- « Un étonnant contre-emploi avec le très contemplatif Sans amarres. » (Les Échos)
- « Sans amarres, autre collaboration avec DJ Snake, surprend davantage. Plus délicate, presque fantomatique, avant de prendre de l'ampleur, sa production installe une mélancolie autrement convaincante. » (RFI)
- « Parmi les treize titres, Sans amarres sort du lot. C'est la deuxième chanson sur laquelle est crédité DJ Snake. Elle est bien plus calme que la première. L'homme derrière les tubes Let Me Love You et Lean On a rarement flirté avec ce genre de sonorités. Et on apprécie l'y retrouver. » (Le Figaro)
- « DJ Snake sublime le souffle cristallin de la chanteuse, cette ballade constitue l'une des respirations de l'album. » (Télérama)
- « L'émouvant Sans amarres. » (La Voix du Nord)
Recréer un jour
- « Avec Recréer un jour, on est dans l'univers de Moby, immédiatement identifiable. C'est finement orchestré, cordes délicates, une ligne de piano, qui s'achève à portée par des chœurs. » (Le Point)
- « De grosses ficelles (le romantisme piano-cordes). » (Le Monde)
- « Power ballad, Recréer un jour est du pur Moby (on reconnaît sa patte dès les premières notes). Pas très original, encore une fois, mais diablement efficace. » (Volum)
- « Les deux morceaux de Moby constituent une parfaite bande-son de la fin du monde qu'il montre du doigt dans ses propres productions depuis plusieurs années. Ces deux plages mélancoliques, Recréer un jour et Plus d'écho, sont parfaitement maîtrisées par une envoûtante dame Mylène. » (Les Échos)
- « L'une des propositions les plus réussies du projet et le point d'orgue de cette démarche est sans nul doute l'excellent Recréer un jour, produit par Moby. » (The Melting Pop)
- « Les arrangements signés Moby portent immédiatement la marque du producteur britannique. » (Le Point)
- « Moby, désormais fidèle complice, apporte son électro plus sensible sur Recréer un jour. » (La Voix du Nord)
On a toujours le choix
- « On a toujours le choix et Déni nous laissent de marbre. » (Le Point)
- « Le rétro On a toujours le choix peine à nous convaincre. » (Volum)
- « Le plus simple, On a toujours le choix, qui fonctionne sans avoir besoin de trop en faire. » (The Melting Pop)
- « On a toujours le choix : une électro-pop tout aussi nostalgique, jusqu'à son refrain qui semble vouloir réveiller les grandes heures de la chanteuse. » (RFI)
Déni / Dieu est mort
- « Déni et Dieu est mort nous laissent de marbre… » (Volum)
Confession
- « On vibre sur Confession, très bel hommage à son ami David Lynch et certainement notre morceau préféré. Sublime piano-voix. » (Le Point)
- « Elle flirte avec l'étrangeté d'une Julee Cruise dans Confession. » (Le Monde)
- « Une jolie et douce respiration que l'on redécouvre après être un peu passé à côté au moment de sa sortie. » (Volum)
- « Confession, hommage à David Lynch déjà interprété au Festival de Cannes en 2025, joue sur une atmosphère dépouillée, entre piano et voix métallique, qui épouse assez justement l'étrangeté du cinéaste disparu. » (RFI)
- « La voix de Mylène alterne entre douceur dans Confession, où des notes de piano subliment l'ensemble. » (Le Figaro)
- « Confession fait un usage créatif de l'autotune. » (Télérama)
- « L'autotune confère à sa voix une étrangeté bienvenue. » (Le Point)
Plus d'écho
- « Efficacité. » (Le Point)
- « Plus en forme. » (Le Monde)
- « Mylène se rattrape avec le titre final Plus d'écho, vibrant hommage à son public avec sa ritournelle au violon qui rappelle le You Only Live Twice de Nancy Sinatra, encore une fois signé Moby. Un titre qui saura à coup sûr séduire les principaux intéressés. » (Volum)
- « Plus d'écho, autre composition de Moby, laisse également affleurer une sensibilité trip-hop plus intéressante. » (RFI)
- « L'album se referme avec les violons et les basses de Plus d'écho. Quatre minutes d'une mélodie envoûtante pour acter le retour plus que réussi d'une icône intemporelle. » (Le Figaro)
- « Oubliable. » (Télérama)
- « On retient les deux collaborations avec DJ Snake, la chanson Égrégore (qui donne son nom à l'album), ou encore Confession, créée en hommage à David Lynch. Plus d'écho conclut l'album avec une longue ballade onirique qui encapsule toutes les idées d'Égrégore : temps qui passe, symbolisme et union. » (Fnac)
- « Moby, désormais fidèle complice, apporte son électro plus sensible sur Recréer un jour. Et sur Plus d'écho, un titre qui n'a laissé aucun fan indifférent puisqu'il est une ode à la communion de Mylène et de son public. » (La Voix du Nord)
Bonus- Critiques de fans
Critique de Letoulousainggg
01. C'EST À QUI LE TOUR
1er single, le grand retour .
Les premières secondes ne laissent pas de doute : l'electro est de retour dans cet album.
Mid tempo le titre reste quand même timide pour une entrée en matière . Les paroles sont inspirées et inspirantes il est vrai . Radiophonique, mais juste ce qu'il faut, sans plus
Point à noter sur ce titre le passage d'une voix semi-grave sur les couplets à du bien plus aigu sur les refrains. En général avec Mylène c'est souvent l'un ou l'autre .
C'est dans l'air du temps , c'est agréable mais sans grand risque ou grande surprise . Un choix timide ou raisonnable pour présenter un album qui en réalité ne peut absolument pas être résumé à cette chanson.
NOTE 6/10
02. Des LOL et des QUOI
Voilà un titre qui a fair parler . piste 2 et 2eme single.
L'introduction est un murmure d'une femme qui n est pas Mylène . C'est assez rare qu'une autre voix (ne fusse que des murmures) soit mise en avant dans un titre de l'ange roux , il faut le dire
l'électro est encore plus présent que sur la précédente piste .
La mélodie rentre dans votre tête des la 2 eme écoute . C'est frais c'est moderne entraînant mais là encore assez peu spectaculaire tant musicalement , cela manque toujours un peu d'audace . C'est trop lent pour une danse endiablée dans un club et trop turbulent pour se perdre dans un moment de relaxation . C'est tiède . Mais que va donc donner cet album ??? Le doute s'installe chez certains . D'autres adorent déjà . Les paroles, elles, prêtent à débat sur leur interprétation, et à mon sens tout est voulu et pensé pour créer une controverse , propice à faire réfléchir l'auditeur qui est invité à se faire sa propre idée du discours .
Reste ces mots de d' jeunes à la fin, qui ont eu le mérite là encore de faire parler , était ce juste le fait de paraître dans le coup? Mystère . En tout cas pas indispensable et cela ne rendra pas non plus cette piste inoubliable . Un bon single entêtant mais comme tant d'autres
NOTE 6/10
03. EGREGORE
Une voix monacale perce le silence avec douceur .
Mylène est de retour en voix haut perchée !
Une ballade faite d'envolée à la Innamoramento le tout sur une texte poétique de toute beauté
Quand on arrive à cette piste numéro 3 , on oublie très clairement les 2 précédentes immédiatement
On retrouve dans cette voix unique si haute et presque fêlée l'ère mystique des années 90/2000.
Un moment suspendu.
NOTE 8/10
04. COMBIEN POUR LA NUIT
Qu'on se le dise Mylène a toujours fait ce qu'elle avait envie de faire au delà des modes et de l'air du temps . En voilà un bon exemple avec la rencontre de 2 univers pas forcément appelés à se croiser très souvent .
C'est dance, c'est très DJ Snake … et pour cause .
Les refrains pour moi sont peu inspirants , des répétitions de 4 notes en boucles. Le refrain est plus entraînant . Les fans de night-clubs adoreront et ça se comprend . Ne cherchez pas l'émotion ou la surprise , ce titre est le OUI mais NON de l'album EGREGORE, il n'a pas la prétention d'être autre chose d'ailleurs .
Mention honorable sans sauter au plafond
NOTE 6/10
05. ENTENDRE MA VOIX
La voix repart dans les aigus . Une ballade douce par excellence qui s'écoute allongé et en détente .
C'est beau, c'est propre belles paroles et bien produit.
NOTE 7/10
06. RESTE LA LUMIÈRE
Je cherche encore la lumière .
des envolées dans le refrain sur fond d'électro léger
« Je je je suis étrange , je je je suis mélange »
Je n'accroche pas plus ça . C'est une chanson qui n'est ni mauvaise (Be Me) ni époustouflante (Spoiler une piste de cet album).
C'est beau mais à la 3 eme écoute je l'oublierai.
NOTE 5/10
07. SANS AMARRES
Une intro inquiétante et une voix semblant sortir d'une église…. Mystique à souhait
Attend attend , c'est bien la seconde la piste produite par Snake ? Non impossible ! c'est du Laurent Boutonna ça ! Mais du Boutonnat version 2026 ! Et bien non !
Puis tout à coup …. le refrain arrive .
Et là, un frisson qui vous paralyse la colonne vertébrale…. Sans voix , je suis resté sans voix .
Je n'ai jamais ressenti ça aussi fort sur une chanson de Mylène. Dans cette chanson tout n'est que mystère une voix émanant du ciel tel un ange .
La mélodie s'envole comme une prière vers les cieux dans une mélancolie ultime .
On a envie de pleurer et de trembler avec elle .
La perfection de la musique liée à une perfection de la voix , un match total.
Ce titre est pour moi une claque. Mais pas une claque sur l'album Egregore , une claque dans sa toute sa carrière .
Si je ne devais retenir qu'une seule piste de cet album ce serait celle là . Et de toute sa carrière peut être aussi celle là ! C'est vous dire et je suis sincère.
Je rêverais d un album entier dans cette énergie.
Un Innamoramento 2 plus mystique encore et plus moderne . Merci merci merci pour cette merveille
NOTE 10/10
08. RECRÉER UN JOUR
Il eut été compliqué de passer de ce bijou en piste 7 à une chanson sans âme .
Heureusement ce n'est pas le cas !
Ballade douce et lumineuse au thèmes plutôt rudes mais remplis d'espoir . De nouvelles envolées de voix parfaitement maîtrisées.
Je ne sais pas pourquoi mais j'aurais très bien vu ce titre sur INTERSTELLAIRES, il s'y serait intégré parfaitement .
NOTE 7/10
09. ON A TOUJOURS LE CHOIX
La musique devient légèrement plus 80´s
Belle balade rythmée pop avec des synthés en arrière plan.
C'est joli mais n'accroche pas sur les « a a a » et la fin des phrases du refrain , je trouve ça un peu daté et pas très moderne .
La voix est encore parfaitement maîtrisée donc je ne peux pas dire que je n'aime pas pour autant .
NOTE 6/10
10. DÉNI
La musique s'efface dès le début pour mettre la voix en évidence le plus possible puis revient là aussi sur des sons 80's .
C'est cette chanson qui me perturbe le plus .
La voix est 100% Mylène , la mélodie ne fait pas du tout penser à Mylène . (Le début du refrain me fait penser à la mélodie de la chanson « juste une mise au point de Jackie Quartz…. Perturbant »
C'est original et vous retiendrez le refrain sans aucune difficulté au bout de quelques écoutes .
En revanche pas d'accroche sur ce son très 80's question de goût personnel la encore .
NOTE 6/10
11. CONFESSION
Si je vous dit ballade larmoyante (dans le bon sens du terme) associé à un vocodeur à la Daft Punk avec la voix de Mylène , vous me dites ? Vous me dite ? Vous me dites que ça risque de ne pas être terrible ;) et pourtant par un numéro d'équilibriste et d'alchimiste hors norme comme Mylène elle seule sait le faire on retrouve ici un brillant hommage émouvant qui pourra , à l'occasion d'un soir de peine, vous arracher quelques larmes .
C'est simple beau moderne touchant .
Rien ne manque
NOTE 9/10
12. DIEU EST MORT
Un son résolument moderne et un refrain haut perché imparable.
La musique est particulièrement bien travaillée pour donner un univers à la chanson .
En revanche pourquoi si court ? 2m14 c'est vraiment très peu.
NOTE 7/10
13. PLUS D'ÉCHO
Quoi de mieux pour clôturer un tel album qu'une belle ballade moderne en mettant sa signature vocale et cette voix si reconnaissable dans les aigus . Les couplets et leur rythmes particuliers accentuent le côté moderne de la chanson.
Une belle sortie de scène …
NOTE 8/10
BILAN
Je commencerais ce bilan par mon étonnement sur le choix des 3 premiers singles, qui ne représentent absolument pas mais alors pas du tout , ni la qualité indéniable de cet album , ni le style et l'ambiance globale qui le composent . Si je ne devais retenir que les 3 meilleurs titres (pour moi) , je dirais :
- SANS AMARRES : de l'orfèvrerie musicale, un diamant
- EGREGORE : éponyme et pas pour rien, représente parfaitement l'album et son ambiance générale
-CONFESSION : où l'art de lier le touchant et l'audacieux
Si je devais mettre (avec bienveillance) une nuance sur un ou deux titre , je dirais :
- RESTE LA LUMIÈRE : je n'ai pas su la voir ou la ressentir
- COMBIEN POUR LA NUIT : banger certes, mais sans âme.
En résumé : un album moderne ou la voix exceptionnelle de M. est au cœur de toute chose , la musique n'étant là que pour simplement la sublimer tout autour .
Ce serait là, pour moi, un bon résumé .
Critique de Nikolka
Critique de AdrienS
Les adieux d'un admirateur
Il est des premières écoutes qui ressemblent à des retrouvailles, et d'autres à des reconnaissances de dette impayée. Celle d'un album de Mylène Farmer fut longtemps, pour moi, une cérémonie : l'instant où l'on pénètre, une fois encore, dans l'univers qu'elle bâtit, ce royaume de brume et de velours où la poésie avait ses entrées. Les premiers titres livrés en vidéoclip m'ont laissé pantois. Les images étaient d'une belle facture et la musique n'était point sans grâce, quoique trop timide. Mais les mots, hélas ! Des rimes de facilité, des assonances et des allitérations qui reviennent comme des marées connues, et cette voix perchée, toujours plus haut, qui accomplit avec docilité tous les rites de sa plus basse caricature.
L'album entier ne dément pas cette impression, sans pourtant la rendre universelle. Deux titres surnagent. « Reste la lumière » est le plus original à mon sens, et l'efficacité de son refrain m'a séduit ; mais son pont est d'une pauvreté d'écriture désolante, d'une facilité qui ne veut rien dire. « Sans amarre », vaisseau amiral de l'ensemble, trahit une ambition cinématographique, une mélodie vraiment singulière et, sans doute, la plume la mieux tenue du recueil. Pour le reste, l'inégalité règne : des titres taillés pour la scène, des morceaux de remplissage, et quelques essais plus expérimentaux, plus artistes, plus aboutis. On croirait que le nombre de treize plages importe davantage que leur nécessité, et que le commerce a tenu la plume. Le retour du compositeur américain consacre cette aisance : ses mélodies sont efficaces et feront un beau spectacle, mais ce n'est là qu'une ritournelle de plus : l'âme trop sensible, inadaptée au monde, réclamant toujours plus d'amour.
Ce qui m'accable le plus, c'est la parenté d'écriture avec Jeanne Mas, cette rivale des années quatre-vingt. L'album peint un monde dystopique où l'héroïne peine à trouver sa place, mais cette hypersensibilité, portée par une voix beaucoup trop aiguë à mon goût, manque sa cible. Je mets quiconque au défi de me citer les références : Mylène Farmer fut jadis une passeuse de poètes, de livres, de thèmes. Je ne les vois plus. Et le mot « égrégore », à lui seul, promettait des audaces musicales, une écriture plus fine, plus critique, des jeux de mots et des nuances. Rien de tout cela n'est au rendez-vous.
J'ai aimé Mylène Farmer d'abord par la lecture, puis par l'écoute, puis par le regard. Elle m'avait ouvert un monde sur l'écriture et la littérature, que je ne retrouve plus. Elle bâtit aujourd'hui des albums pour la scène, drapés dans une fausse mélancolie, et convoque sans cesse la nostalgie des temps révolus. Or celui qui contemple le passé plus volontiers que l'avenir est peut-être à bout de souffle.
Il en va de cette admiration comme de ces amours qui s'achèvent sans fracas : la passion s'est retirée, ainsi que la mer découvre une grève où l'on a longtemps marché, et ne laisse sur le sable que le respect, grand et durable. Nous nous sommes aimés ; nous avons vécu des ivresses que rien ne rendra ; vous m'avez donné bien plus que je ne saurais dire. Je ne pleure point de vous perdre : je me réjouis de vous avoir connue. Mais les chemins se séparent, et c'est sans amertume que j'en prends acte. Merci pour la curiosité que vous avez éveillée en moi, pour cette beauté entrevue, pour cette ouverture sur le beau et sur la générosité. Ce sont là, précisément, les dons qui me portent aujourd'hui à tourner mon regard vers d'autres horizons ; vous m'avez appris à chercher, et c'est en cherchant que je m'éloigne. Je n'achèterai pas l'album, je n'irai pas au concert, je ne vous écouterai plus au quotidien. Je resterai curieux, mais j'attendrai désormais moins de surprises que d'habitude. Et l'habitude, je le crains, est ce qui tue l'amour.
Les thèmes abordés sont sombres, le sexe y est moins présent
On retrouve aussi une mélancolie profonde et une lucidité glaciale.
Le titre Égrégore nous laissait présager de l'ésotérisme, du mysticisme et des paroles alambiquées, c'est très trompeur et beaucoup de journalistes sont tombés dans son piège, ils n'ont pas écouté l'album !.. Rien que pour ça bravo Mylène.
Pour ma part je trouve que c'est un excellent album, on retrouve la Mylène qu'on aime, les mélodies des années 80, et cette synthwave est tout parfaite pour elle, sa voix d'une douceur angélique se mêle tellement bien à des musiques froides et mécaniques, c'est le chaud et le froid qui se rencontrent.
Mes titres préférés sont : Entendre ma voix, Reste la lumière, Dieu est mort, Confession, Sans amarres, on a toujours le choix... bref pratiquement tout l'album. J'ai juste un peu de mal avec Déni, je n'arrive pas à l'intégrer, elle porte bien son nom je fait un déni..